des Nuées, nouvelle expo

NUOLOGISMES
A ma grande surprise, il n’y a pas de terme scientifique usuel pour qualifier l’étude, la science des nuages. Pas de vapologie, de nébullologie, vaguement une néphologie qui manque d’air. Parfois un essai de numbologie, plus rarement de nubignose. Très médical.

Par hasard, j’ai découvert la noologie, la science qui étudie le monde de l’esprit, de la pensée, ce qui permettrait peut-être de rendre clair le nébuleux ? Entre la muologie, étude de l’impatience et la nudologie, science sans pudeur, émerge la rudologie, étude réelle et ingrate des déchets et de leur élimination.

Dans le vaste ciel des nom-dits, j’ai un faible pour la modeste nuologie, qui prend le temps de se renouveler, sans cesse. En tirant la langue, je prends mon scalpel et ma pointe Bic. Et je fourrage dans ce fuyant, en quête d’opacité, de trouées de lumière, de brouihaha.
Des nuées de sens ‘ ’ ‘

 

invitation expo des Nuées 5

Voix
C’est un intime dense et muet qui est livré, comme l’écriture est une voix qui se tait. Pour voir ici, il faut savoir oublier de savoir. Sans doute, il faut avoir su laisser aller, s’enfuir, s’abandonner. A ce qui est posé sur le blanc, cet espace.

Ce qui s’échappe
Ça s’échappe et pourtant c’est tenu, ténu et serré. Ça repousse la forme sans mal. Ça s’en approche, ça l’effleure et pfuitt, ça se dissipe. Organique harmonique cosmique. Inutile d’en rajouter, c’est si fin. Une poudre de parfum d’iris.


Peut-être dans le fouillis du feuillage, dans l’excès de lumière, dans la brume de la pénombre, dans un ciel vu par en-dessous, dans un envol d’ouate, dans un non-dit ou plusieurs, dans un silence, dans le vent.

Véronique Vassiliou, mai 2019

Texte intégral

 

 

 

 

 

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